C’est comme la dernière fois!

C’est comme la dernière fois!

10 obstacles bien franchis et au onzième, BAM, refus et on mange la poussière… ou la boue.

Deux choix:

  • C’est un échec, j’arrête
  • Je remonte en selle et je recommence… pareil?  Evidemment oui, c’est la faute de l’autre, moi j’ai fait comme d’habitude… Et s’il s’arrête de nouveau, vous allez voir, il va se prendre un coup de cravache et il va le passer l’obstacle!
    Est-ce vraiment une bonne solution? On repart avec la peur qu’il se passe la même chose, puisqu’au final on ne sait pas pourquoi ça n’a pas fonctionné. On repart en colère parce que « c’est la faute de l’autre ». Résultat on risque d’aller de nouveau vers un échec et de perdre son temps mais pire de perdre la confiance que l’autre nous porte.

Et si on commençait par se poser pour prendre du recul..

Pour commencer, dans tout échec, n’a t-on pas chacun sa part de responsabilité?  Avoir sa part de responsabilité dans un projet commun, ça veut d’abord dire, avoir le pouvoir d’agir, de faire différemment.

« Oui mais j’ai toujours fait comme ça et d’habitude ça marche! »

Vraiment? Raconte moi la dernière fois où ça a bien marché?

« C’était pareil et le cheval a sauté »

Bien mais encore? Quelles étaient les conditions météo? Avais-tu le soleil en face ou dans le dos? comment était le sol? Combien de sauts avais-tu fait avant? Était-ce le matin? l’après midi? Qu’avait fait ton cheval la veille?

« … »

« La dernière fois…

  • le sol était sec et là il est boueux…
  • mon cheval était en meilleure forme
  • on n’avait pas le soleil en face… »

D’accord. Quand le sol est sec, qu’est-ce qui est différent?

« Ça ne glisse pas, il ne s’enfonce pas »

Aujourd’hui, le sol est mauvais et ton cheval est en moins bonne forme, d’après toi, pourquoi s’est-il arrêté aujourd’hui sur le onzième saut?

« les conditions étaient moins bonnes… il avait moins d’énergie, le sol est de moins bonne qualité, il se fatigue plus vite »

Que peux-tu faire différemment pour réussir le prochain saut?

« Prendre en compte le contexte, les difficultés,  observer mon cheval, l’écouter pour sentir lorsqu’il a besoin d’être motivé et l’accompagner pour que l’on passe l’obstacle ensemble »

On essaie?

 

Le saut d’obstacle et l’entreprise

En entreprise j’ai souvent entendu « C’est comme le dernier projet » et on appui sur le bouton sans se poser. de question.

Alors oui l’équipe est la même, d’accord c’est un produit que l’on connait mais… au final ça ne fonctionne pas… Vous êtes vous posé la question « qu’est ce qui est différent?
« Non mais c’est juste la couleur du produit qui change » « Ah oui, la dernière fois c’était un collage papier/ papier et la c’est papier/ textile mais c’est pareil » « Le client voudrait juste la puce à droite plutôt qu’à gauche » « C’est juste l’init qui change » « le porteur de projet est en vacances, mais il suffit juste de faire comme la dernière fois » …

Qu’est ce qui est différent depuis la dernière fois?

Et c’est souvent le « juste » qui fait toute la différence. En tant que leader de projet, n’est-il pas intéressant de s’assurer que tout est au beau fixe avant de démarrer? que les ressources sont disponibles physiquement et psychologiquement? que le contexte est connu, jusque dans les détails qui font juste la différence? Vous semble t-il logique qu’en faisant pareil sur du presque pareil le résultat soit identique?

L’équicoaching, c’est « juste » des chevaux mais…

Dans le quotidien professionnel, difficile de se rendre compte des petites différences qui changent tout.

Avec votre équipe, prenez le temps de sortir de votre contexte professionnel.

En plus de passer un bon moment en plein air, les chevaux vous aideront à faire la différence. Ils vous aideront à prendre conscience de ce qui ne fonctionne pas mais aussi de ce qui marche bien et de ce que l’équipe a besoin pour encore mieux fonctionner ensemble.

Le cheval agit comme médiateur et facilitateur pour vous aider à trouver des solutions applicables dans votre quotidien.